Toute l’équipe d’EasyKiné vous souhaite une très belle année 2019. Que cette nouvelle année soit une source de joie, de bonheur, de santé, et de prospérité. C’est le meilleur moment pour s’interroger sur cette nouvelle année qui commence et sur ce qui peut en être espéré par les masseurs kinésithérapeutes libéraux.

Les kinés libéraux tournent la page de 2018 entre espoir et inquiétude

Que retiendront les kinés libéraux de ces douze derniers mois ? Les réponses à cette question sont innombrables et différent d’un kiné libéral à l’autre, d’une région à une autre, …. L’annonce de la réforme des études de santé, qui impactent la formation des masseurs kinésithérapeutes, a été un soulagement pour de nombreux professionnels, alors que dans le même temps d’autres s’interrogeaient sur la pertinence de l’instauration d’un service sanitaire obligatoire. Le lancement du nouveau carnet de santé depuis le 1er avril dernier fait la part belle à la prévention, et s’inscrit dans une démarche plus ambitieuse encore du gouvernement en la matière : la prévention doit être présente à tous les stades du système de la santé en France. Mais comme tous les professionnels de santé, les kinés libéraux retiendront aussi ce mois de septembre 2018. C’est à ce moment-là, que le président de la République, Emmanuel Macron, et la Ministre de la santé, Agnès Buzyn, ont dévoilé les principaux contours de la vaste Réforme du système de la Santé en France. Le plan « Ma Santé 2022 » restera un temps fort de cette année 2018, même si …

Une année 2019 dans la continuité de 2018 pour les kinés libéraux ?

La Réforme tant attendue du Système de la Santé a fait couler beaucoup d’encre depuis qu’elle a été rendue publique en septembre dernier. Les kinés libéraux, comme tous les professionnels de santé, ont déjà fait part de leurs réserves sur certaines dispositions du texte mais aussi de leurs critiques sur d’autres. Et en ce début d’année 2019, alors que les premières mesures sont attendues dans les semaines à venir, de nouvelles inquiétudes se font jour. Les contestations des gilets jaunes, qui ont marqué cette fin d’année 2018, vont-elles constituer un nouvel obstacle pour le déploiement de ces décisions ? Les annonces gouvernementales de ces derniers jours, et les efforts budgétaires qui s’y rattachent, resteront-ils sans incidence sur les autres efforts à consentir en matière de santé publique en France ?

Les kinés libéraux peuvent se poser la question et s’interroger sur leur avenir. Les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) doivent, à terme, venir renforcer l’efficience des soins dits de ville et donc l’activité des kinés libéraux. Si le gouvernement a d’ores et déjà fait savoir son ambition de disposer de 1.000 CPTS d’ici le début de l’été 2021, l’ambition est-elle toujours tenable ? L’enjeu est de taille, à une époque où le Ministère de la Santé a souligné sa volonté de renforcer les incitations faites aux kinés libéraux comme à tous les professionnels libéraux de santé, de rejoindre les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP).

Une année 2019, porteuse d’espoir ou une période de statu quo pour les kinés libéraux ?

De la même façon, les kinés libéraux attendent d’en savoir plus quant à la création de ces hôpitaux de proximité voulus par le gouvernement. Destinés à s’imposer comme « des lieux d’excellence pour la médecine et pour le développement de l’exercice mixte entre ville et hôpital », ces établissements, dont la labélisation est annoncée pour 2020, devraient être au nombre de 500 (ou 600) d’ici à 2022. On comprend donc l’inquiétude des masseurs kinésithérapeutes libéraux, qui espèrent aussi que la rigueur budgétaire, imposée par les décisions prises en urgence en fin d’année, ne reposera pas sur un renforcement des contrôles et autres systèmes de régulation, qui pèsent déjà sur la profession.

C’est donc dans un climat maussade, que la nouvelle année commence pour les professionnels de santé en général et pour les kinés libéraux en particulier.

Et vous, quelles sont vos prévisions pour cette nouvelle année 2019 ? Sur le système de santé en général ? Et pour les kinés libéraux en particulier ?