Même si le kiné libéral, en cours d’installation, doit satisfaire à de nombreuses obligations, sa principale priorité consiste néanmoins à se constituer une patientèle suffisante le plus rapidement possible. Cette recherche de patients reste la garantie de pouvoir continuer à exercer en toute sérénité.

S’installer en tant que kiné libéral, une aventure passionnante et parsemée d’embuches !

On sait, que la très grande majorité des étudiants et étudiantes en masso kinésithérapie s’orientent vers l’exercice libéral de la profession. On ne reviendra pas ici sur les raisons, qui expliquent en partie cette désaffection des masseurs kinésithérapeutes pour la voie hospitalière, ni même sur la contradiction apparente entre cette proportion importante de kinés libéraux et l’évocation, de plus en plus fréquente, de « déserts médicaux ». Certaines études soulignent même le risque de voir le nombre de kinés libéraux en France dépasser la limite supportable pour la profession.  En revanche, dans tous les cas, l’installation en tant que libéral implique de surmonter de nombreux obstacles et de bien préparer son implantation.

Comme tout professionnel de santé libéral, le masseur kinésithérapeute devra accomplir les innombrables inscriptions administratives, depuis l’URSAFF jusqu’au Conseil départemental de l’Ordre de la profession. Le kiné libéral aura alors pris le temps de réaliser une solide étude de marché, afin de conforter le choix de son statut. Entre kiné libéral remplaçant et kiné libéral associé, les obligations et les contraintes ne sont pas les mêmes. Dans ces étapes préparatoires, le futur kiné libéral aura enfin effectué toutes les démarches pour boucler son budget.

Les premiers pas du kiné libéral, comment réussir à créer sa patientèle ?

Le kiné libéral décidant de s’installer seul n’aura pas les mêmes contraintes et ne rencontrera pas les mêmes difficultés que son confrère, ayant préféré la voie de la maison des MSP (maisons de santé pluriprofessionnelles). Pourtant, les premiers pas de l’activité en libéral se caractérisent par les efforts déployés pour se constituer une patientèle. Les résultats seront plus ou moins encourageants en fonction de multiples critères, mais le kiné libéral fraîchement installé devra dans tous les cas se faire connaître auprès de ses patients potentiels d’une part, des prescripteurs directs d’autre part (médecins, centres de santé, ….) et de tous les autres professionnels en lien avec la population de son secteur géographique (infirmières libérales, aide-soignante, …).

Cela peut apparaître comme fastidieux, mais c’est une nécessité pour bien commencer. Même en effectuant toutes ces démarches, la création d’une patientèle prend du temps, puisqu’il s’agit de faire circuler l’information auprès du plus grand nombre. C’est au fur et à mesure, qu’un cabinet de kinés libéraux se crée ainsi une patientèle suffisante et chaque patient devient à son tour un nouveau relais de communication.

Entre investissement et publicité, comment attirer plus de patients pour un kiné libéral ?

Les règles déontologiques des masseurs kinésithérapeutes comme des autres professions de santé encadre de manière très stricte la « publicité « des professionnels. Pour résumer, les kinés libéraux ne peuvent pas promouvoir leur cabinet à l’exception de quelques situations strictement encadrées par les textes. Dans ces conditions, il est difficile de se faire connaitre plus vite que par le traditionnel bouche à oreilles, présenté ci-dessus. En revanche des kinés libéraux pourront souhaiter s’équiper de matériel et d’équipement innovant avec pour objectif de se démarquer de leurs confrères et consœurs.

Là encore, si le choix d’un équipement innovant, dont ne disposent pas les autres kinés libéraux de la région, peut se révéler être une option bénéfique à la constitution d’une patientèle, cela reste aussi un investissement conséquent, pour lequel les kinés libéraux devront s’interroger notamment en ce qui concerne l’amortissement. Ces questions concernent tous les kinés libéraux, au début de leur activité et chacun (et chacune) a sa propre approche et ses propres règles pour réussir à se distinguer des autres. Encore faut-il que cela soit suffisant pour que ces premiers pas du professionnel ne s’éternisent pas !

Et vous, comment avez-vous procédé au commencement de votre activité ? Quels conseils donneriez-vous à un jeune souhaitant s’installer en tant que kiné libéral ?